ISO




  • Admin

    transpiration



  • @Gief-Kan Petit résumé à ma sauce : quand on tripote le bouton iso, on ne change rien au nombre de photons reçus par un récepteur donné à ouverture et temps de pose donnés. Celui -ci ne dépend que de cette ouverture et de ce temps de pose. Dès qu’on monte les ISO par rapport au réglage de base (base ISO), la caméra se livre à des calculs pas clairs pour amplifier le signal (et le bruit) mais ne peut créer une information qui n’est pas là. En principe on peut faire au moins aussi bien en post production en restant à la sensibilité minimale, mais le fait que les calculs soient effectués de façon approximative change la donne.


  • Admin

    Merci

    On est d’accord, la lumière qui rentre est la même
    Après, est ce la même chose de réaliser l’amplification du signal à la source du signal physique ou bien sur la base d’une première modélisation discrétisée ?
    Mmmm…



  • Ça cogite ici ! Je pense que le principal est d’appuyer sur le bouton, et que ça marche !
    J’avais lu des trucs disant que les boîtiers étaient meilleurs sur l’amplification à des 1/3 ou 2/3 de 100 Iso, et pas aux 200, 400, 800, mais plutôt aux 160, 320, 640… Mais j’avoue que je n’avais pas tout compris, j’ai laissé ça derrière moi. Pour la si faible différence que ça fait à mon œil…



  • @Gief-Kan le signal physique est déjà discret. C’est un nombre de photons.


  • Admin

    Je te sens d’humeur chipoteuse @Brata ce soir ! 😁

    OK. Admettons.
    Mais dans tous les cas, n’y a déjà-t-il pas une perte d’info entre ce flux de photons sur le capteur et le raw enregistré ?

    Prise de tete




  • Admin

    @loflol C’est un peu la même idée que l’article de @Brata non ?
    Il n’obtient pas les mêmes résultats sur tous les boîtiers ceci dit.



  • L’article proposé par @loflol me semble bien sur le même sujet et d’accès plus facile. Tout ça donne un éclairage intéressant à la théorie qui recommande d’exposer à droite (c’est à dire d’amener l’histogramme le plus à droite possible, juste avant la saturation des hautes lumières). La justification de cette stratégie est qu’ainsi on augmente le nombre des photons reçus du sujet photographié en améliorant du coup le rapport signal sur bruit. Cette justification ne tient que si on a réussi a amener l’histogramme à droite en restant à la sensibilité de base du capteur et en ne jouant que sur le diaphragme et le temps de pose. Dans le cas contraire, en montant les ISO on n’a fait qu’amplifier un mélange de signal et de bruit et on n’a donc rien amélioré.


  • Admin

    Bon, après la théorie, la pratique :

    Les 2 photos de départ. f/2, 1/30e. 100 ISO à gauche, 3200 à droite (soit 5 EV de plus)
    5195c0c8-bcbb-40b5-9bd8-41f896a3399c-image.png
    La lumière dans la pièce est relativement faible, je le précise car je ferais un autre test demain en pleine journée - je pense que les résultats seront un peu différents.
    Je précise également que bien entendu les photos sont prises en RAW, et que par ailleurs, aucune réduction de bruit n’est appliquée sur le boitier, et aucun traitement C1 à ce stade.

    Déjà, je me fais couillonner parce que C1 ne permet que de faire +4 en expo… 😞
    Pas grave, continuons donc la comparaison avec ce seul traitement sur la photo de gauche : +4 EV (soit l’équivalent de 1600 ISO).
    Crop à 100% :
    d0a4b5d7-7be2-435f-b077-146a5dff7273-image.png

    C’est un peu plus sombre (normal), et la BDB est différente.
    Je règle la BDB à la pipette sur le livre blanc (et cela sur les 2 photos).
    77dc3ccd-d1f2-4285-86b7-d42e36ccf0af-image.png

    Pour gagner le dernier EV manquant, je rajoute un masque (rempli à 100%), sur lequel je fais encore +1 EV sur l’expo. On arrive à cela :
    5f1cfb29-447d-4cc4-84bc-a12a0096b73b-image.png
    On est effectivement au même niveau de luminosité maintenant.
    Mais la photo de gauche est clairement plus bruitée que celle de droite.

    En appliquant un traitement de réduction de bruit sur la photo de gauche, j’arrive presque au niveau de la photo de droite (mais un peu moins bien tout de même à mon avis) :
    d92c43ee-9c6a-4b5a-b231-ec5e8baef8db-image.png

    Et si l’on regarde la photo dans son ensemble, cela donne ça :
    104ce753-0779-41f5-8208-04e4c3817600-image.png

    Tout cela semble confirmer la théorie.
    Par contre, quel est l’intérêt ?
    Dans le cas de la photo à 100 ISO, je doit rajouter des étapes dans le post traitement pour arriver à peu près au résultat “immédiat” en ayant pris la photo à 3200 ISO.

    Si l’on compare les histogrammes :

    • Photo de gauche : 37c240c5-3491-4a73-8443-3c792279cddb-image.png
    • Photo de droite : e699922c-c9fc-4d40-9363-15333de4f14d-image.png

    Les formes sont sensiblement les mêmes, sauf que dans le cas de la photo à 100 ISO, il y a une forte dominante bleu dans les ombres (ce qui modifie l’échelle et rend la comparaison moins facile).
    Au milieu de la courbe, dans les tons intermédiaires, on voit également que les 3 canaux s’écartent davantage que sur la photo à 3200 ISO.
    Si l’on regardait plus en détail, je pense que l’on verrait ces écarts colorimétriques.



  • Ça permet dans certains cas, par exemple les aurores boréalesqui peuvent être assez fugaces , de garder une vitesse relativement rapide lors de la prise de vue.
    C’est d’ailleurs lors d’une explication sur comment bien photographier, les dites aurores que j’ai découvert cela.


  • Admin

    @loflol Mais pour le coup si tu montes en iso, tu peux avoir une vitesse plus rapide, non ?



  • @Gief-Kan oui mais si ton boîtier ne te permet d’avoir de bons résultats que jusqu’à 3200 iso et qu’il fait nuit noire, tu peux augmenter ta vitesse quitte à avoir une image sous exposée que tu récupéreras au post traitement. A utiliser en cas extrême, je dirais



  • @Gief-Kan Formidable de voir quelqu’un agir au lieu de parler 😎. L’intérêt est déjà culturel : le réglage ISO n’a pas le même statut de grandeur physique que ses deux copains ouverture et temps de pose. En plus ça permet d’être un peu plus décontracté dans ses réglages.


  • Admin

    Le test de l’extrême :
    c84cc0a3-921b-4d45-94fc-825ff9e086af-image.png

    A gauche 12800 iso, à droite 100 iso.
    Soit 7 EV d’écart.

    En zoom 100% :
    857911f4-695d-4554-bdef-23c9bc611ef3-image.png

    En forçant +7 EV (4 sur la couche de base + 1 calque à 3 EV, seule façon de faire avec Capture One)
    fb3fb6a5-a5cf-43d0-b5e8-d132a49e80e0-image.png

    Avec équilibrage de la BDB et traitement du bruit :
    a5fccd1d-6fcf-4176-bd4c-4a680aa9fddd-image.png

    Je préfère toujours la version en sortie direct de l’appareil photo à 12800 iso.
    Et surtout, lorsque l’on dézoome, on se rend compte que les couleurs sont vraiment parties en cacahuète :
    61f8e6d4-7dfd-4432-80e7-73a6b887feca-image.png

    En résumé : je ne change pas mes habitudes.
    Tout à fait d’accord avec toi @Brata sur le fait que les ISO ne sont pas du même “ordre” que l’ouverture et le temps de pose, mais à défaut, la montée en ISO me semble toujours être la meilleure solution.

    Néanmoins, je dois avouer que passer de l’image “noire” à la dernière version a un petit côté magique tout de même 🙂


  • Admin

    Deuxième test avec l’EM1

    5167e254-af6a-40c6-81ed-d64080d26497-image.png

    (attention, j’ai feinté, c’est l’image de gauche qui est celle faite à 200 ISO [la valeur de base sur ce boitier] - à droite je suis à 3200 ISO, soit 4 EV d’écart)

    En forçant l’expo :
    3e4d940f-07f1-4f40-8650-a6cc424e7877-image.png

    Avec BDB harmonisée et réduction du bruit :
    b28bb9b8-8f70-44b7-9e13-66ff70b9f728-image.png

    En grand :
    a09afba7-13d0-4ed0-80d0-353f4d1509b3-image.png

    Au niveau du rendu, il n’y a pas de trop de différences de grain entre les 2 versions, par contre, on constate que la dérive colorimétrique est déjà présente avec seulement un gain forcé de 4 EV.
    Cela n’est pas étonnant à mon sens car les RAW de l’EM1 ne sont codés que sur 12 bits (donc potentiellement moins de richesse d’information)

    Bilan : les RAW ont moins de potentiel sur ce boitier, mais cela ne change pas ma conclusion : je préfère jouer sur les ISO du boitier si c’est nécessaire, plutôt que sur un traitement équivalent sur le PC a posteriori.
    La deuxième conclusion étant qu’une photo que l’on pense avoir ratée car fortement sous exposée peut vraisemblablement être rattrapée en post traitement.


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